Certains d entre vous reconnaitront ces quelques lieux...



Et oui, je n ai pu m empecher, meme si ce n etait vraiment pas ma route, de repasser par Rottenburg. Ca fait deja une douzaine d annees... Que de souvenirs!!!
J ai essaye de retrouver mon ancienne correspondante, Anna, qui n habitait plus a Rottenburg, mais avec qui j ai pu parler au telephone quelques minutes avec beaucoup d emotions. Nous nous sommes echanges nos e-mails et esperons nous revoir a mon retour en France. Bien evidemment, le tout en anglais... Inutile de vous dire que je suis incapable de faire une phrase en allemand aujourd hui!
Apres Rottenburg, je suis remontee sur Berlin avec deux jours d avance, histoire de ne pas rater mon avion pour Madrid. C est un mime, Ushak de son prenom, un polonais que j ai rencontre a l auberge, qui me fera visiter une partie de Berlin. D apres le peu que j ai pu voir et que l on m a raconte, les Berlinois sont beaucoup plus tolerants et ouverts d esprits que dans le reste du pays, ce qui donne a la ville une sorte d ambiance assez particuliere et tres plaisante.
Comme j ai un peu traine en Bulgarie, et finalement un peu mal gere mon sejour en Europe, j ai visite les capitales hongroise, autrichienne et tcheque tel un Japonais en voyage organise l aurait fait... autant dire que je n ai quasiment rien vu de Buda, Pest ou Vienne.
A Prague, je fis la connaissance d un Francais, Olivier, qui me fis decouvrir la face cachee de "Prague la romantique". Nous sommes alles dans un cafe VIP comme on peut en trouver apparemment dans toute la ville, ou les Pragois fument "legalement" du cannabis, et ont la possibilite de jouer a des jeux d argent et de trouver des prostituees en descendant par la porte du "background".
Bienvenu dans le monde de la mafia russe! Les flics, corrompus, sont bien evidemment au courant de tout ceci, mais laissent les gens tranquillent. Olivier, qui etait constamment emmerder par les flics de banlieues, apprecie desormais sa nouvelle vie pragoise...
Arrivee a Sofia, je m attendais a trouver une capitale aussi glauque que celle de Roumanie, mais je fus agreablement surprise par la beaute de la ville et bien amusee par l ecriture cyrillique. Cela dit, il n etait pas aussi facile de dechiffrer le nom des rues ou des villes, ce qui m a vallu de louper le train pour le sud du pays.
Pour rejoindre la gare, comme il n y avait plus de bus et que je n avais pas assez d argent pour prendre un taxi (en fait, je n avais pas envie de retirer de l argent alors que j allais quitter la Bulgarie), je fis 3 kilometres de marche avec mon gros sac. Arrivee a quelques metres de la gare, un Bulgare qui tenait une petite epicerie, me voyant bien fatiguee, me pria de venir boire un cafe. Je m excusa de ne pouvoir le faire mais il m invita quand meme a m asseoir, m offrit a boire, et les deux clients qui suivirent m offrir de delicieux gateaux au chocolat. On parla pendant plus d une heure a l aide de signes et de dessins, comme aucun d entres nous ne comprenaient la langue de l autre. Ce fut vraiment tres sympa.
Tout au long de mon voyage en Bugarie, j ai rencontre des gens aussi accueillants que le fut l epicier Stefan (encore un), ce qui me donna bien evidemment l envie d y revenir un jour.
Le lendemain, avant de rejoindre le charmant petit village de Sighisoara (ville natale de Dracula), j aurai l occasion de discuter avec une Roumaine, a propos de l Histoire de la Roumanie, et entre autres, de la triste periode communiste. Aujourd hui me dit-elle, les lois sont tellement instables qu il est tres facile de faire du business (elle rapportait des habits de Pologne) puisqu il n y a pas de controle et donc de taxes a la douane, et pas de declarations d impots annuelles... Du 100 % benef! Constanta parlait un petit peu Francais, c etait sympa...
Moi qui esperait tant rencontrer des Roms et leur traditionelle musique tzigane fut un peu decue de ne pas en avoir vu en Roumanie, si ce n est les gossent qui sniffaient de la colle dans les halls de la gare de Bucarest. Triste!
Comme la capitale ne me branchait pas plus que ca, j ai continue ma route direction Sofia... je n ai donc pas vu grand chose du pays, si ce n est la sympathie des Roumains.
Nous sommes restes deux jours a Cracovie, flanant dans les rues du centre digne d un conte de fees. Puis, comme nous etions proches de Wielischka, nous sommes alles visites ses mines de sel : 300 kms de galeries a 290 metres sous terre, une 40aine de chapelles creusees dans la roche, plusieurs sculptures de grands personnages polonais et de gros nains de jardins ??? Ceux qui possedent des lampes de sel (ondes negatives) seront enchantes de savoir qu elles proviennent surement de cette mine...
