Il me faudra faire preuve d'une grande patience pour organiser mon retour sur Bamako. Comme c'est la periode du Tabaski (fete de l'Aid-el-Kebir), tous les chauffeurs refusent de se rendre au Mali, par peur de ne pas revenir a temps pour la fete. Par l'intermediaire d'un depute (piston oblige!), je parviens a negocier une place dans un taxi. Cependant, l'Afrique nous reservant plein de surprises, je prefere assurer mes arrieres et prevois un plan B: je parcourerai ainsi tout le quartier malien a la recherche d'une autre voiture.

crevaison.jpgAvant de quitter Conakry, je fais mes adieux a Hassanatou, que je quitte les yeux remplies de larmes (je risque de ne pas revenir avant un long moment en Guinee et nous savons toutes deux qu'il sera difficile d'etablir une correspondance entre temps). En revenant, je m'apercois que je n'ai pas pris les clefs de la maison avec moi. Comme personne n'entend mes appels, que mes plans A et B ont foires et qu'il ne me reste que tres peu de temps pour improviser un plan C, je decide d'escalader le mur. Ces quelques deux-trois metres ne me paraissent pas si hauts donc je saute. Bonne reception, meme pas mal...enfin pour le moment!!!

Le plan C sera finalement de prendre un taxi pour me rapprocher au plus pres de la frontiere malienne. La route jusqu'a Kankan est tres mauvaise et le chauffeur, malgre la lenteur de sa course, reussi a crever un pneu. Et la, au moment ou je descend de la voiture: Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie!!! Impossible de poser le pied par terre. L'inspace d'un instant, je me demande comment je vais pouvoir porter mes sacs. Heureusement, un des passagers me propose un petit massage, qui s'averera etre en fait un vrai supplice, mais qui m'aidera finalement a marcher "en boitant" (ce qui est deja pas mal!)

Nigerians.jpgJe commence a me dire que je ne serai jamais a temps chez Gerard (Bamako) pour feter Tabaski. Mais lors d'une halte pour nous restaurer, j'entends des Nigerians parler de Bamako. En effet, ils se rendent au Nigeria et passent donc par le Mali. Je saisis donc cette opportunite pour me joindre a leur convoi. Quelle erreur n'avais-je pas fais la!

Les deux voitures tomberont en panne a tour de role, et l'etat de la route (piste, travaux) ainsi que les nombreux controles nous ralentiront considerablement, au point de mettre trois jours pour nous rendre a Bamako au lieu des 12 heures prevues.

Pour aller plus vite, je prendrai le volant de temps en temps, ce qui m'amusera beaucoup les premiers kilometres (piste completement destroy) mais ce qui deviendra vite soporiphique par la suite.

Siguiri2.jpgLa reparation de l'une des voitures a Siguiri nous permettra de feter Tabaski avec une famille "extremement" nombreuse et tout aussi genereuse. J'assiste donc a ma premiere fete de l'Aid, qui se trouve etre encore plus impressionnante ici, puisque ce n'est pas un mouton que l'on egorge mais une vache! (les paysans du bled faisant avec les moyens du bord!)Tabaski.jpg