LUNDI 14 JANVIER 2008 (TURQUIE: Safranbolu, Fatsa )
Par jalziza le vendredi 18 avril 2008, 14:38 - LA TURQUIE (jan./fev. 2008) - Lien permanent
A peine arrivee a Safranbolu, une jeune Turque et son pere me proposent de passer la nuit chez eux. La fatigue du voyage et le besoin d un peu de solitude m incitent a decliner leur offre amicale... ils me conduisent donc dans la vieille ville. Tout au long de mon sejour, les Turcs seront aux petits soins avec moi, s assurant que je ne manque de rien, proposant leur aide des que possible et m offrant regulierement un petit "cai" en guise de bienvenue. Je les adore ces Turcs!
Je passe une journee a me ballader dans les ruelles de la vieille ville de Safranbolu qui ressemble a un petit village de moyenne montagne: paves a l ancienne, petite mosquee au toit enneigee, charmantes maisons blanches a colombages... Discutant au passage avec des habitants bien souriants ou des ecoliers qui me prieront de les prendre en photos... J apprecierai par ailleurs que ces derniers ne me demandent pas de YTL en echange...

Pour rejoindre Kumru, je dois faire halte a Fatsa. Manque de pot pour moi, j arrive en pleine nuit et il n y a pas un chat a la gare routiere, ce qui est assez rare en Turquie. Comme il ne me reste que deux heures avant que le jour ne se leve et que l endroit ne me parait pas insecure (gardien a l entree), je decide de patienter. Je fais la connaissance d un SDF d environ 70 ans, qui se trouve etre deficient intellectuel (petit detail qui a toute son importance pour comprendre la suite des evenements...) On discute quelques minutes sans vraiment se comprendre, mais ca me fait plaisir de voir a quel point il est heureux d entretenir une conversation avec moi, et de me montrer ses petits tresors: rasoir, prospectus, telephone fixe sans fil, portable sans carte SIM... bref, tout ce qu il avait trouve sur son chemin... Puis, il me fait un signe avec ses doigts, mimant une alliance, que je comprends comme "Es-tu mariee?" C est avec conviction et un grand sourire que j acquiesce "Evet, evet!" Je comprendrai tres vite que sa question etait toute autre lorsqu il me demandera de le suivre dans les toilettes. J ai beau eu lui expliquer maintes fois que je n avais pas envie de coucher avec lui, que j etais mariee et blablabla... lui est reste perche sur ma premiere reponse! Tentant de se rapprocher de moi et commencant a etre un peu excite "sexuellement parlant", je change de ton et sors ma bombe lacrymo en lui expliquant ce qu il risque de se passer s il continue ainsi... Aucune reaction... Bon, je le menace d appeler la police : "polis, polis...telefon" La, il sort son telephone fixe, cherche une prise pour le brancher et me propose gentillement de les appeler... Grrr! Cet homme etant plus lourd que dangereux certes, mais voyant que cette conversation tourne en rond et etant quelque peu fatiguee, je prefere quitter les lieux... Pas moyen de dormir les quelques minutes qu il me reste avant l ouverture du bistrot, vu le froid (-20 degre) et mon enervement... Je m assoupirai finalement pres du poele dans le cafe en attendant le bus, apres avoir bu trois "cais" offerts par les premiers leve-tots.