Mekong4.jpgPas mecontentes de quitter le Vietnam apres la petite mesaventure de la zone frontaliere, nous prenons de suite deux bus locaux laotiens en direction de Savannaket. Ces bus nous plongent tout de suite dans une ambiance differente de celle que l'on avait connu au Vietnam (un soupscon trop touristique) puisqu'il se mettra a pleuvoir dans le premier bus et nous passerons quelques heures assises sur des tabourets en plastique dans l'allee (enfin surtout Perrine) dans le second bus plein a craquer.

Ajouter a cela quelques echanges dans la bonne humeur avec des laotiens plus que souriants, et degustations de brochettes d'oisillons et crapauds en cours de route.... Perrine et moi etions plus que ravies!

DimaMeufLaos.jpgNous faisons tres vite la connaissance de Dima, alias p'tit Russe (18 ans, c est pas rien!) qui nous accompagnera tout au long de notre sejour au Laos.

A defaut de n'avoir pu arriver a temps a l'ambassade de France pour nous goinfrer de petits fours et de champagne, c'est a Pakse, dans une ambiance a l'auberge espagnole, verres de "Lao Lao" (alcool de riz) a la main, que nous celebrerons la fete nationale!

MotobikeLaos.jpgLe lendemain, pour palier au peu d'heures de sommeil et pour eviter de s'endormir sur notre "motorbike" de location, Perrine et moi nous dopons au cafe et a l 'energie drink, et partons en compagnie de Dima, Alberto et Sylvia (espagnols connus dans le meme bus) a la decouverte du Plateau des Bolovens : traversee de villages traditionnels, de champs de cafes, de bananiers et de rizieres, point de vue et baignade dans les cascades de Tad Fan et Tad Yuenang...GazoleLaos.jpg

Pakse.jpgEgalement une petite sequence emotion-catastrophe... Ayant voulu se la jouer bolide dans les routes defoncees, notre jeune et inconscient ;-) Dima s'est comme qui dirait "royalement vautre" du haut de son scoot'. Pas de fracture heureusement, mais de bonnes egratignures qui lui donneront malgre tout, l'opportunite de recevoir nos soins infirmiers pendant une petite semaine!

La fin du "rider parcours" se fera dans la nuit, a bouffer moustiques et moucherons, en se perdant a tour de role et en essayant d'eviter la panne d'essence.

Le lendemain, nous sejournons a Champassak, dans une charmante guesthouse au bord du Mekong... Lieu propice au farniente et aux discussions de travellers autour d'un bon repas, avec entre autres nos futurs compagnons de route d'un jour : Seb, Alex et Laurent (les Frenchies), Juan et sa soeur Sabrina (Argentins).

Quelques tours de pedales pour rejoindre et visiter le fameux "Wat Phou", temple originaire de la civilisation Kmer (fonde au V eme siecle, bien avant Angkor)... aujourd'hui reconverti en sanctuaire bouddhiste. Et quelques heures de tuk tuk-bac-bus bache-pirogue pour enfin atteindre l'ile de Don Det.

troupeLaos.jpg '' "Les transports loatiens" par ma Rinoute''

"Alors qu'il fallait suivre un rythme effrene au Vietnam, au Laos la patience est de mise: 2h30 pour faire 35km avec un bus local. Et c'est pas parce que les routes sont defoncees par des nids de poules geantes, non, tout simplement parce qu'on s'arrete tout les 200 metres. Premier arret car il y a une petite vieille qui veut s'acheter des fruits, Deuxieme arret pour une femme qui veut acheter des paniers (La scene est memorable: c'est le conducteur qui descendra du bus pour le lui acheter, attendant gentiment qu'elle prenne une desision sur la taille et la couleur de son achat), troisieme arret pour un homme qui disparait pendant 10min dans une maison. Et ainsi de suite pendant 35 km en rajoutant tout les arrets pour recuperer des personnes. J'adore les bus locaux. Ils sont super kitch avec leur peinture tout en couleur qui laisse entrevoir la rouille, les vieux ventilos au plafond qui font office d'air conditionne, l'heure donne par de vrais pendules ou tu t'attends a chaque quart d'heure a voir sortir un petit coucou, des sieges en cuir completement destroy mais qui me donne la nostalgie de nos bonnes vieilles michelines jurassiennes, des fils electriques qui pendent sans que tu puisses comprendre leurs utilites, des barres de fer a la vertical qui elles, sont necessaires au maintien du toit, les departs non pas a heures fixes mais quand le bus est bien rempli c'est a dire quand il a depasse sa capacite d'accueil d'au moins 40 pour cent. Apres 5 ou 20 personnes en plus c'est du pareil au meme et il n'est pas rare de se retrouver dans l'alle sur un sac de riz entre un gamin et des bananes. Il fait trop chaud dans ces bus, tu es forcement dans une position inconfortable et tu ne sais jamais a quelle heure tu vas arriver, mais quelle ambiance: ca parle, ca crie, ca rit, on nous propose des fruits, on offre des graines, l'ambiance est chaleureuse, les laotiens ne sont pas radins du sourire et continue a te parler malgre l'incomprehension due a la barriere de la langue."BAteauLaos.jpg