182.JPGIl me faudra endurer plusieurs journées de transport (bus, ferry, bus, bus, bus, bus, bus…) et plans galères pour atteindre la rive indonésienne et le paisible lac Toba de l’île de Sumatra.… Au milieu du lac, la presqu’île de Samosir où je séjournerai quelques jours. Dans une originale maison Batak de l’auberge « Liberta », en compagnie des adorables hôtes Mister Moon, John et Matik Luca, qui en plus de veiller en permanence sur toi, te font passer d’agréables soirées au son de leurs guitares et de leurs chants indonésiens.

204.JPGLa musique et cet environnement me font un bien fou… Je retrouve le sourire petit à petit. L’île de Samosir, mis à part le farniente à l’auberge, c’est aussi les baignades dans l’eau fraîche du lac ou dans les sources d’eau chaude, les balades à vélo ou à moto à travers les champs, les montages ou les villages de l’île, la rencontre avec des locaux (catholiques au passage), plus qu’accueillants et qui respirent la joie de vivre! C’est uniquement le manque de temps et d’argent qui me font quitter les lieux car j’y serais volontiers rester un temps indéfini.

192.JPGAvant de reprendre la route en direction de l'ile de Java, je fais une courte halte au lac Minninjau,où je fais la rencontre d’Eka, le sympathique propriétaire de l’auberge, qui me fera visiter les environs et m’aidera à négocier mon billet pour le sud, en dissuadant les malhonnêtes vendeurs de tenter leur coup d’arnaque.

245.JPGS’en suit un interminable parcours de bus pour atteindre Jogjakarta (île de Java). Mon record en temps dans les transports, en bus en tous cas : ayant une dizaine d’heures de retard, nous mettrons près de 60 heures pour faire un peu plus de 1000 kilomètres. Même si j’ai passé mon temps à dormir, je suis sortie lessivée de ce trajet! Cinq siéges par rangées, un bus blindé, assise au dernier rang avec un siège non inclinable… Paye tes crampes et ton mal de dos ! Encore une chance que l’on ait pu bénéficier des nombreux arrêts "ablutions et prières" de l’avant lever et après coucher du soleil, et donc un temps suffisant pour se restaurer et se rafraîchir (douches collectives au seau…N’en demandons pas trop tout de même !) Par contre, de la même façon que je m’étais faite avoir en Malaisie, j’ai regretté de ne pas être descendue du bus avant la prière de 5 heures du matin, car après cela, les arrêts sont peu fréquents et les magasins ouverts se font rares.

327.JPGAhhh Jogjakarta… Jogja pour les intimes ! Ce n’est pas la ville en elle-même qui m’a plu, car on ne peut pas dire qu’elle soit très attrayante, mais plutôt l’ambiance « particulière » qui y règne. Ici, les habitants sont paisibles et passent la plupart de leur temps a papoter dans la rue (de jour comme nuit) qu’ils soient catholiques, musulmans ou hindous (ce qui n’est pas le cas dans toute l’Indonésie). Peu importe leurs croyances, ils sont animistes avant tout et le plus gros de leur vie semble être basée autour des croyances spirituelles… De quoi semer le doute pour les non croyants et donner des frissons à ceux qui ont deja un doute…

345.JPGAgus, qui m’accueillera à mon arrivée et m’aidera à trouver un logement, ses amis Eling, Nanang, Aditya, Chiharu (Japonaise) et le reste de la troupe de la "roulotte", avec qui je passerai la plupart de mes journées, m’initieront à cette croyance, cette approche, cette philosophie de vie pour le moins originale, pour moi l’occidentale…et me plongeront dans cette ambiance par le biais entre autres de leurs histoires « surnaturelles. » Bouhhhhh!!!!

Eling.JPGEchanges et parties de rigolades avec les habitués de la roulotte (le « café » du coin), massages thérapeutiques quasi quotidien de mon ami Aditya (qui massait tout le monde à longueur de journée), lever du soleil sur le volcan Merapi… Les journées passent à une vitesse folle. Je reste à Jogja dix jours au lieu de deux, convaincue par mes amis de ne pas quitter les lieux tant que je n’étais pas remise en forme physiquement et moralement… et il faut bien avouer, j’avais grandement besoin de repos1

369.JPGJe suis triste de quitter Jogja, car je m’y sentais un peu chez moi. C’est d’ailleurs la première fois (apres le Nepal) que je m’entends aussi bien avec des locaux, avec qui d’habitude, la différence de culture et la barriere de la langue impliquent une limite dans les relations et les echanges...

Je ne passerai ensuite que deux jours à Bali, dans la petite ville d'Ubud, qui me décevra assez rapidement car je l’avais choisi dans le Routard pour son côté alternatif , artistique et peu fréquentée par les touristes, et je me retrouverai dans une ville où tout ou presque était attraction pour l’occidental en vacances !

358.JPGBref, il est temps de faire mes adieux au continent asiatique, où je me trouve depuis maintenant neuf mois (premier pas à Istanbul en janvier 2008), mais surtout à l’Asie du Sud-Est où j’ai passé des moments extraordinaires. Atmosphère paisible, tranquillité des esprits, sécurité, populations accueillantes, agréables et souriantes, contacts avec ces dernieres très faciles... rares sont les malhonnêtes! Gastronomie riche et délicieuse, paysages extraordinaires et diversifiés, cultures passionnantes...Désolée, je ne trouve rien de négatif… pourtant j’ai cherché! Que d’ingrédients positifs en somme, pour bien réussir son voyage... vous savez où passer vos prochaines vacances !

264.JPGUn an jour pour jour de vacances, au sens propre du terme… C’est sûrement pour cela que j’appréhende mon arrivée en Australie… ou il va falloir que je travaille ;-)

Photos : 1. Lac Toba, (SUMATRA). 2. Foot lac Toba, (SUMATRA). 3. Maison Batak, ile de Samosir, lac Toba, (SUMATRA). 4. Lac Mininjau, (SUMATRA). 5. "La roulotte" de Jogjakarta, (JAVA). 6. Nanang et ***, equipe de la roulotte, Jogja, (JAVA). 7. Eling, '' 8. Volcan Merapi, Jogja, (JAVA). 9. Ascension vers le volcan Merapi avec Chiharu et Agus, Jogja, (JAVA). 10. Prambanan (temple Hindou), JAVA. 11. Borobudur (temple bouddhiste), JAVA.

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